1           Généralités

1.1           Avant-propos

 

Le Trophée Micro-Drones est une compétition organisée dans le cadre des « Journées Micro-drones » par les Ecoles Toulousaines du Ministère de la Défense, SUPAERO et l’ENSICA. Les objectifs de cette compétition sont :

- de provoquer auprès d’intervenants de toutes sortes (universitaires, industriels, et modélistes) la réalisation, la mise au point et la présentation en vol d’aéronefs de tailles très réduites destinés à effectuer des missions de reconnaissance avec des capacités de vol autonome et d’intelligence embarquée.

- de clarifier sur rapport technique associé les plus values scientifiques des choix effectués pour satisfaire aux épreuves proposées, en enrichissant les banques de données des divers domaines de compétence. Ces documents seront joints aux actes des Journées Micro-drones.

- de favoriser les rencontres, de faire des démonstrations de compétences, d’échanger des idées, et enfin de stimuler la créativité des divers intervenants dans la conception de micro-drones.

Le Trophée Micro-Drones contribue à préparer les différentes équipes universitaires au futur concours organisé par la DGA dans le but d’élaborer un système d’aide à la progression du fantassin en milieu hostile. Toutefois, les applications envisagées dépassent largement le domaine militaire: surveillances de foules, repérages d’incendies de forêts, recherche de victimes d’accidents, localisation et identification de mines anti-personnels, surveillance d’événements sportifs, jouets de luxe, contrôle d’ouvrages d’arts, etc.

1.2           Objet du Trophée

 

La compétition comporte trois épreuves, portant sur des compétences spécifiques à mettre en œuvre au cours de missions a éffectuer au moyen d’aéronefs de type micro-drones. Elles auront lieu du 18 au 20 septembre 2002 sur un terrain libre et sécurisé, sans relief notable, et loin de toute circulation automobile.

L’évaluation de la qualité des projets présentés s’effectuera sous forme d’une notation par épreuve et par micro-drone et donnera lieu à une remise de prix à l’issue de la compétition.

Le Trophée Micro-Drones a vocation à être pérennisé sous forme d’une épreuve annuelle, ouvrant la voie à une référence de notation de qualité dans le monde des micro-drones.

 

1.3           Organisation 

Pour l’édition 2002, le comité d’organisation du Trophée Micro-Drones est composé de :

Jean-Marc Moschetta (SUPAERO)                responsable de la compétition

Yves Brière (ENSICA)                                       adjoint

Roger Barènes (SUPAERO)                             adjoint

Ainsi que des personnels suivants pour certains actions spécifiques :

Sécurité : Serge Crézé (SUPAERO)

Communication : Olivier Renne (SUPAERO)

Logistique audiovisuelle : Daniel Papalia (SUPAERO)

Secrétariat du Trophée : Cécile de Roquemaurel (SUPAERO)

 

Pour les éditions ultérieures du Trophée, le comité d’organisation pourra être élargi à d’autres instituts universitaires français ou étrangers.

 

1.4           Acceptation des participants

Les concurrents doivent se structurer en équipe autour d’un micro-drone. Chaque équipe constituée doit accepter les termes du présent règlement Les participants peuvent être issues :

-          du monde universitaire ou des grandes écoles,

-          du monde de l’aéro-modélisme,

-          du monde industriel.

Pour des questions d’assurance, dans tous les cas, le pilote ou l’opérateur principal devra posséder une licence de la FFAM. Si nécessaire, une licence temporaire valable 3 mois sera proposée au moment de l’inscription.

 

1.5           Composition du jury et protocole de délibération

Le jury sera composé d’un collège de 5 experts

¨        1 représentant de la DGA,

¨        1 représentant de l’ONERA,

¨        1 représentant de l’industrie,

¨        1 représentant de la FFAM,

¨        1 personnalité, reconnue dans le domaine des drones, jouant le rôle de président.

La délibération, portant sur des questions aussi objectives que possible en s’appuyant sur une grille d’évaluation,  sera effectuée à huit clos immédiatement à l’issue des épreuves. Des conclusions argumentées seront ensuite annoncées en public et le compte-rendu de délibération sera joint aux actes des Journées Micro-Drones.

 

1.6           Mécénat, prix par épreuve, trophée

Le mécénat est autorisé sous quelque forme que ce soit.

La note maximale obtenue à l’issue des délibérations prenant en compte les critères généraux et les critères spécifiques donnera lieu à la remise d’un prix pour chacune des épreuves.

Par ailleurs, afin de favoriser la polyvalence des prototypes engagés, une coupe, remise en jeu chaque année, et qualifié par un  nombre de points,  sera décernée à l’équipe dont le micro-drone aura réalisé avec succès au moins deux des épreuves proposées avec le meilleur score cumulé.

 

1.7           Frais de déplacement,  restauration  et logement

Pendant la durée des Journées Micro-Drones, le transport des participants et de leur matériel pourra être assuré entre le lieu du colloque, la salle de conférence de l’ENSICA, et le lieu de la compétition (Site d’Essais Aériens de Fonsorbes).

La restauration sera assuré par des repas froids pris sur le lieu de Fonsorbes. Le logement n’est pas assuré pour les participants au concours. Cependant, une possibilité d’hébergement est cependant offerte au sein des résidences étudiantes des campus de SUPAERO ou de l’ENSICA, selon les tarifs en vigueur et dans la limite des places disponibles.

 

1.8           Site internet du Trophée Micro-Drones

Toutes les informations nécessaires sont accessible sur le site officiel du Trophée Micro-Drones (www.supaero.fr, rubrique « Projet Micro-Drones ») et sur le site officiel des Journées Micro-Drones (www.ensica.fr/microdrone). Il répond à deux objectifs principaux :

-          Diffusion et mise à disposition des concurrents potentiels de toutes les informations concernant ce concours (en particulier téléchargement du présent règlement et du formulaire d’inscriptions),

-          Gestion d’un lien de communication entre d’une part les compétiteurs et les organisateurs, de manière à centraliser et rendre publiques toutes les questions posées, au travers d’une Foire Aux Questions (FAQ) et d’autre part entre les compétiteurs eux-mêmes, par la mise en place d’un forum.

En cas de mise à jour du règlement , cette information apparaîtra clairement sur la première page du site.

 

1.9           Inscriptions, secrétariat du Trophée

Les formulaires d’inscriptions sont disponibles sur le site internet du concours (§ 1.8) et sont à adresser par courrier à l’adresse suivante : SUPAERO, Secrétariat du Trophée Microdrone, 10 avenue Edouard Belin, 31055 Toulouse CEDEX 4, France.

La date de clôture des inscriptions est le 3 septembre 2002, pour des raisons de constitution du dossier de sécurité. L’acceptation définitive des participants est soumise à l’autorisation du responsable de la sécurité.

 

Nature du dossier

Dates

 

Ouverture du concours :

Avis a la presse , mailing

Début avril 2002

 

Envoi du formulaire d’inscription avec :

Informations pratiques

Feuillets du dossier technique

21 mai

 

Clôture des inscritions équipes participantes

3 septembre

 

Clôture des inscriptions spectateurs simples

10 septembre

 

Dossier de sécurité :

Envoi de la liste des participants et des spectateurs

12 septembre

 

Déroulement des épreuves

18/19/20 septembre

 

Tableau 1 : planning des opérations du Trophée (à compléter)

 

1.10       Aspects  réglementaires

 

Le Trophée est naturellement soumis aux règles générales de la circulation aérienne. Suivant le domaine de vol retenu, il peut notamment être fait référence à l’arrêté du 25/08/86 (art 133.002-03) du code de l’aviation civile relatif aux conditions d’emploi des aéronefs qui ne transportent aucune personne à bord :

Les aéronefs devront relever de la catégorie 1 (masse < inférieure a 12 Kg et cylindrée < 50 cm3). Ils ne sont donc soumis à aucune autorisation de vol préalable, autre que celle accordée par les autorités compétentes du site d’accueil.

Ils doivent en outre respecter les règles concernant :

- le survol des zones habitées. Le seul vol autorisé de la compétition est au dessus de la zone réservée.

- l’utilisation de fréquences d’émission et de réception de signaux électromagnétiques sur les bandes autorisées : les aéronefs utiliseront les bandes réservées au modélisme pour les opérations de contrôle commande des gouvernes (opérant autour de 41,5 MHz)  et pour les opérations de réceptions d’images vidéo (2,4 GHz).

- les prises de vues aériennes : La diffusion d’images résultant des épreuves situées au dessus d’un terrain militaire sont soumises à l’approbation des autorités militaires. Les enregistrements d’images autorisées pourront être utilisées à des fins de communication et de promotion du Trophée Micro-Drone.

 

 

1.11       Site de déroulement, accès au site,  et environnement opérationnel du trophée

 

¨        La base du centre aéroporté de Fonsorbes (Classifié Terrain Militaire ; ministère de la Défense Nationale) près de Toulouse (Haute-Garonne), équipée d’une tour de contrôle , est pressenti pour sa conformité aux exigences de sécurité. Le site de l’épreuve est doté de l’infrastructure minimale nécessaire à l’accueil d’une centaine de participants tout compris.

¨        L’accès au site sera réservé aux personnes ayant demandé une autorisation spécifique d’accès pour les jours du Trophée. La liste complète des personnes autorisées sera close deux jours avant la manifestation, et envoyée au personnel chargée de la sécurité du site.

¨        Dans la journée précédant la manifestation, le site sera préparé en terme :

- d’installation de tentes pour l’accueil des équipes participantes

- des épreuves de reconnaissance d’objet (voir détails des épreuves)

Un inventaire des installations complémentaires prévues sera soumise pour approbation aux autorités compétentes.

1.12       Report des épreuves

Les conditions météorologiques seront vérifiées auprès des services disponibles pour les opérations de largage du centre aéroporté. Les valeurs limites lors d’une épreuve sont évaluées à :

-          Vent et rafales £ 20 kts (soit  10.3 m/s) ;

-          visibilité ³ 1.5  km ;

-          altitude nuages ³ 300 ft (soit 100m)

-          pas de pluie (temps sec).

Chaque épreuve pourra être annulée par le responsable de la compétition notamment en cas de participation insuffisante ou de mauvaises conditions météorologiques.

2           Déroulement du concours

2.1           Définition des épreuves proposées :

Note préliminaire  : Les missions susceptibles d’être remplies par des microdrones sont très variées et dépendent de l’utilisation envisagée. D’une façon générale cependant, le micro-drone peut être considéré comme l’œil déporté de l’utilisateur. La mission type d’un micro-drone nécessite la maîtrise d’un vol de durée minimale jusqu’au point d’analyse, des capacités de vol stationnaire ou quasi stationnaire au-delà des obstacles visuels, la transmission en temps réel d’informations vers l’utilisateur et des capacités de discrétion et de furtivité. A terme, pour satisfaire la simplicité de mise en œuvre, les micro-drones seront également dotés de capacité de vol autonome gérés par un calculateur de bord.

En l’état actuel d’avancement des projets micro-drones,  la polyvalence complète est difficilement envisageable. Pour évaluer l’avancement de chacun des grands domaines d’études, trois scénarios sont donc proposés à la compétition, reposant  sur des thèmes complémentaires :

¨        une épreuve de maîtrise du volume et d’endurance avec reconnaissance d’image en vol d’avancement,

¨        une épreuve de maniabilité et de reconnaissance d’image en vol stationnaire,

¨        une épreuve d’intelligence artificielle portant sur un premier niveau qualité de vol autonome, puis un deuxième niveau de détection, localisation et reconnaissance de cible par un aéronef en vol autonome .

 

2.2           Définitions générales

Chacune des épreuves proposées fera l’objet d’une évaluation  particulière. Certains critères portant sur l’évaluation globale sont communs aux différentes épreuves : analysés avant le vol d’essai, ils sont appelés  critères statiques. L’épreuve est ensuite analysée sur le vol proposé et selon un barème précis: ce sont les critères spécifiques.

Pour toutes les épreuves est défini un périmètre de contrôle à partir duquel le micro-drone est lancé et à l’intérieur duquel le pilote et l’ensemble des opérateurs doivent rester pendant toute la durée du vol. (carré de 10 m de côté, les distances étant référencées au centre du carré).

La mise en œuvre opérationnelle du micro-drone , comportant des actions sur le pilotage et l’acquisition d’informations est effectuée par une équipe micro-drone, limitée à trois personnes maximum (un pilote et deux opérateurs complémentaires)  par micro-drone engagé.

 

2.3           Critères généraux de notation

 

Pour toutes les épreuves et tous les types de micro-drones,  les  critères statiques  suivants sont pris en compte :

 

¨        Minimisation de la dimension du micro-drone, cette dimension étant définie comme la plus grande distance entre deux points du micro-drone en état de vol, hors élément souple,

¨        Robustesse de l’aéronef proposé évaluée sur une échelle relative, et en particulier sa capacité à être rangé sans écrin particulier,

¨        Rusticité du principe retenu dans la réalisation du micro-drone. Cette évaluation prendra en compte les facilités de dépannage, de maintenance et de démontabilité,

¨        Facilité de mise en œuvre globale (poids et encombrement du segment sol et nombre d’opérateurs),

¨        Discrétion acoustique en cours de fonctionnement,

¨        Qualité de la transmission des informations de pilotage.

Il sera donc procédé à une épreuve de notation statique permettant d’évaluer les critères statiques tel que défini précédemment. Au cours de cette épreuve, le jury reviendra sur le dossier technique et demandera éventuellement quelques démonstrations de systèmes aux concurrents.

Il sera procédé à une mesure dimensionnelle, ainsi qu’une mesure acoustique en échelle DBA à trois mètres du micro-drone tenu par un concurrent ou posé au sol, moteur(s) pleine puissance.

 

2.4           Critères de sécurité

-          pour la sécurité des personnes, le site sera divisé en deux zones principales :

 

-          une zone publique, comprenant toutes les installations complémentaires et la tour de contrôle, ou l’accès sera libre a toute personne mentionnée sur la liste. Cette zone est caractérisée par une intertiction totale de survol.

-          Une zone réservée , délimitée par des barrières de sécurité, accessibles uniquement aux personnes autorisées.

 

En règle générale , pour des raisons de sécurité, cette zone réservée est interdite d’accès à toute personne n’ayant pas de mission explicite justifiant l’accès.  Ces personnes peuvent être essentiellement les organisateurs, les pilotes et les opérateurs, les chargés d’enregistrement d’images éventuellement, et toute personne ayant demandé explicitement l’autorisation au chargé de sécurité.

Cette autorisation sera concrétisée par le port d’un badge de couleur porté de façon visible.

¨        L’admission à concourir est soumise à l’appréciation par le jury. Il s’agira de vérifier qu’une panne simple (moteur, rupture transmissions radio, perte d’alimentation électrique…) d’un élément du drone ne conduit pas à une panne catastrophique pour la sécurité des personnes assistant aux épreuves, c’est à dire à  une sortie de la zone réservée. Toute sortie de la zone réservée entraîne l’élimination de l’équipe concurrente.

 

¨        Pour les épreuves procédant du vol commandé, il sera simplement accepté que le micro-drone puisse couper son moteur et s’écrase sur place moteur à l’arrêt, mais il ne doit en aucun cas poursuivre sa course hors contrôle.

 

¨        Pour l’épreuve procédant du vol autonome, le doute pouvant subsister sur le comportement du micro-drone, un élément de dossier explicite sera consacré à la procédure de sauvegarde en cas de sortie du domaine réservé. Une démonstration pourra être réclamée si certains points méritent d’être vérifiés.

 

¨        Dans tous les cas, un engin pourra être interdit de vol (et de ce fait disqualifié) si le jury estime qu’il représente un danger pour les membres de l’équipe ou les personnes présentes aux alentours.

 

 

2.5           Définition des épreuves et Critères spécifiques  de notation associée

Temps imparti à chaque équipe microdrone

Pour chaque épreuve, les équipes se présenteront sur le point de contrôle suivant un ordre d’appel défini par les organisateurs. Un créneau horaire aura été réservé pour chacune des équipes pour une durée de 15 mn. En cas d’impossibilité temporaire de concourir, les équipes auront la possibilité de demander à se représenter a l’issue de toutes les autres présentations, ou d’intervertir avec une autre équipe disponible. 

Cette autorisation sera accordée par les organisateurs dans la limite de l’emploi du temps global de la compétition.

Epreuve 1 : « Maîtrise d’un vol d’avancement avec transmission d’images»

a)       intérêt de l’épreuve :

 

Cette épreuve porte d’abord  sur les qualités de maîtrise d’un vol  d’avancement (donc non stationnaire) jusqu’à une distance donnée du point de contrôle, en prenant en compte la capacité d’envoyer une ou plusieurs informations visuelles exploitable par l’équipe pilote.

 

b)  définition de l’épreuve :

 

Pour l’évaluation de la partie vecteur, elle consiste à faire évoluer

l’aéronef sur un périmètre triangulaire de 100 m de côté, pour un vol de durée totale supérieure à deux minutes, sur une zone située à 50 m du point de contrôle, avec retour au point de départ. Le périmètre sera défini par quatre pylônes aux couleurs de sécurité rouges et blancs, de quatre mètres de hauteur. Comme dans le cas d’une balise, ces pylônes devront être contournés par l’extérieur du périmètre, des contrôleurs sur places faisant foi.

La charge utile nominale retenue sera  de 10 g (pavé d’aluminium ou lest complétant à 10 g en cas d’utilisation de tout composant non nécessaire au vol : caméra, GPS...).

 

Pour  l’évaluation de la capacité d’observation, une planche de l’opticien sera disposée au niveau des pylônes. Cette planche, cachée à la vue du pilote, sera posée à l’horizontale sur une table, et entourée d’une barrière visuelle de deux mètres de  hauteur (toile opaque tendue entre piliers formant patio de quatre mètres de coté, et donc seulement visible en accès supérieur). Au cours de son déplacement, le micro-drone pourra  effectuer un ou plusieurs passages au droit de la zone cible, à la vitesse et dans les positions les plus adéquates  pour la définition recherchée.

L’information sera disponible sous forme d’un film ou d’une image renvoyée en temps réel à une station de réception au niveau du périmètre de contrôle.

 

c) critères spécifiques d’évaluation de l’épreuve un:

critères qualités du vecteur :

 

¨        La qualité de la trajectoire de vol, au plus près du périmètre

¨        La maîtrise du comportement de l’aéronef

¨        Le temps maximum finalement nécessaire pour effectuer cette mission de maîtrise de vol

¨        La durée de l’autonomie restante

qualité de l’observation : 

¨     Nature de l’information vidéo (film ou photographie)

¨     Qualité de la transmission (analogique ou numérique pour possibilité de codage ultérieur)

¨     Portée de la transmission

¨     Qualité de la résolution

¨     Présence de couleurs

¨     Capacité infrarouge

Epreuve 2  : “Vol quasi stationnaire et reconnaissance d’objets en milieu urbain”

a) Intérêt de l’épreuve:

Cette épreuve porte essentiellement sur une capacité de restituer  une information visuelle située dans un domaine interne, sur une façade verticale, située à distance de sécurité (évaluée à 50 m) du périmètre de contrôle. Elle servira donc dans un premier temps à démontrer d’un point de vue du vecteur, des capacités de vol stationnaire piloté , d’un engin de taille la plus réduite possible supportant la charge utile, et dans un deuxième temps à valider les qualités de transmissions de l’information visuelle à l’équipe pilote.

 

b)       définition de l’épreuve : Trois  objets « cible » seront placés à l’intérieur de niches disposées sur une façade de bâtiment  (représentant des fenêtres). Le micro-drone devra :

- décoller verticalement au niveau du périmètre de

Ellipse: aéronefcontrôle

- se déplacer jusqu’aux cibles  et effectuer un vol

stationnaire d’au moins 5 secondes devant chacune

 des cibles,

- revenir au périmètre de contrôle et y atterrir

verticalement.

 

c) critères d’évaluation

 qualités du vecteur :

¨        qualité du vol en phase de décollage et d’atterrissage

¨        maniabilité et maîtrise du comportement

¨        qualité de la stabilité en vol stationnaire

¨        Le temps maximum finalement nécessaire pour effectuer

cette mission de maîtrise de vol

¨        La durée de l’autonomie restante

 

qualité de l’observation : 

¨          Nature de l’information vidéo (film ou photographie)

¨          Qualité de la transmission (analogique ou numérique pour possibilité de codage ultérieur)

¨          Portée de la transmission

¨          Qualité de la résolution

¨          Présence de couleurs

¨          Capacité infrarouge

 

 

Epreuve 3 :  “Intelligence artificielle : vol autonome avec détection, localisation et reconnaissance de cible”

Note préalable : L’objectif ultime recherché dans les micro-drones correspond à une mission de détection, de localisation et finalement de reconnaissance de cible suivant un processus entièrement autonome.  Cette mission supposera la disponibilité  de micro-aéronefs dotés d’intelligence artificielle embarquée ou répartie, réunissant en plus les qualités démontrées dans les premières épreuves.

a) Intérêt de l’épreuve :

 L’épreuve permet de montrer :

1-         Dans une première étape, la capacité de réaliser un vol autonome sur un aéronef de taille la plus réduite possible, dans les différentes phases de vol. Il s’agit donc de la gestion d’un vol simple en domaine libre, avec intervention d’un calculateur de bord permettant de suivre une trajectoire prédéfinie tout en assurant les fonctions de bases du maintien en vol de l’aéronef  soumis aux perturbations extérieures. On peut y intégrer l’évaluation de la capacité de l'aéronef à répondre à des ordres de haut niveau venant d'un opérateur-sol  (exemple : "reviens", "fin de mission", "modification de mission"), et donc la présence d'une liaison montante et une structuration complexe de l'architecture logicielle embarquée

2-         Dans la deuxième étape, on tente de réaliser l’extension du processus d’intelligence artificielle à la mission globale de recherche de cible utilisant le vecteur de taille la plus réduite possible. On y  intégrera aussi l'interaction de l'aéronef avec son environnement (réaction du système à des événements non prévus : reconnaissance d'image, évitement d'obstacle, etc.…)

 

b) Définition de l’épreuve

Phase  un : parcours prédéterminé en vol autonome à l’intérieur d’un périmètre d’évolution de 300 m de coté.

L’aéronef doit suivre un plan de vol fourni par le jury 20 minutes avant le vol. Celui ci peut comprendre des informations absolues (passage au-dessus d'un ou deux points GPS, suivi d'un ou deux caps magnétiques) et relatives (un ou deux virages de x degrés, une montée et une descente) dans un ordre aléatoire. Un bonus sera prévu pour l’aéronef montrant sa capacité à modifier son plan de vol à partir d'un ordre venu du sol.

A défaut de pouvoir adapter un plan de vol sur demande, les participants auront la possibilité de  présenter un plan de vol prévu à l’avance et le jury évaluera la correspondance entre le vol prévu et le vol effectué.

 

Remarque : L’épreuve sera validée même si l’autonomie ne prend effet que hors phase d’atterrissage et de décollage, qui seront des bonus.

 

Phase deux : reconnaissance automatisée d’une cible type placée en un point aléatoire d’un domaine de vol préalablement défini, .

La trajectoire n’est alors pas précisée : l'aéronef doit patrouiller la zone, renvoyer la position de la cible détectée et revenir une fois la mission accomplie. Si l'équipe désire valoriser des fonctions d'évitement d'obstacle, des obstacles seront installés sur le périmètre d'évolution.

 

c)       critères spécifiques vol autonome:

 

¨        Stabilité, précision de la trajectoire,

¨        Capacité de réaction aux phénomènes aléatoires

(rafales de vent, lumière, obstacles…)

 

¨     Intégration du niveau d’intelligence artificielle dans l’aéronef,

¨     réactivité devant obstacle,

¨     qualité des informations….

Remarque : Cette épreuve demande des compétences très étendues dans tous les domaines, et en particulier celui de l’intelligence artificielle sous contrainte de taille et de poids. Pour permettre la participation de tous les projets ayant déjà montré un état d’avancement intéressant la communauté scientifique,  la contrainte de taille maximale est relâchée pour l'édition 2002 du Trophée. De plus, dans l'esprit de la compétition, le jury valorisera toute solution ou idée originale non prévue dans le présent règlement.

 

3           Annexe

3.1           Barème de notation

Certains critères de notation peuvent être facilement mesurés (une durée, une dimension); la  notation des autres critères sera donc laissée à l’appréciation du jury . Le barème donné en suivant a donc simple valeur indicative.

 


 

Barème

 

Critères de notation

Méthode de notation

++ : à l’appréciation du jury

Limites

 

Notation critères  statiques  (315 points)

 

245 points

(maximum théorique)

Critère dimensionnel :

Minimisation

 

L = plus grande dimension du système volant prêt au vol, en cm (hors antenne filaire)

Note = 1/20 * [max (0, (Lmax  - L)]2

avec Lmax  = 70 cm[1]

 

 

20 points

Originalité, innovations technologiques…

++

 

10 points

Rusticité : démontage en sous ensembles aisément remplaçables

 

++

 

10 points

Robustesse du système :

Chute du micro-drone d’une hauteur de  1 m

Maintien en état de vol

 

10 points

Facilité de mise en œuvre globale

Nb d’opérateurs 3 op =0 ; 2 op = 5pts ; 1 op =10 pts

 

10 points

Sécurité de mise en œuvre

Pales apparentes, fils métallique, fibres ….

Évaluation ++

 

10 points

Discrétion acoustique

Moteur pleine puissance au sonomètre à 3 m

 

>60dB = 0  ;  

50 dB > m >60 dB = 5 pts ;

< 50 dB = 10 pts

 

Notation critères spécifiques Epreuve1  (130 points)

30 points

Mission réalisée complètement déplacement et retour image

 

 

 

10 points

Qualité de vol

 

Maniabilité, ascensionnel….etc

Sortie du domaine

10 points

Maîtrise du comportement

Qualité de la trajectoire , comportement virage

 

10 points

Durée de vol

 

Autonomie totale  (0 point si deux minutes; 5 points si plus de 3 minutes; 10 points si plus de 5 minutes)

 

10 points

Nature information vidéo

Analogique, numérique, image simple, film….

 

10 points

Qualité de la résolution proposée

Facilité d’appréciation du résultat de l’observation

 

10 points

couleur

Évaluation du bénéfice apporté par une information visuelle couleur

 

40 points

Bonification pour charge utile

L< 20 cm               =>        2 points/ g de charge utile

20 cm<L<30 cm    =>        1 point  / g  de charge utile

L>30 cm                =>         pas de bonification

 

 


 

Notation critères spécifiques Epreuve 2  (110 points)

30 points

Mission réalisée avec bilan image

 

 

 

10 points

Qualités de Vol vertical :

Décollage / atterrissage

Précision (en positionnement) et qualité (impact) des procédures de décollage et d’atterrissage

 

10 points

maniabilité

 

 

10 points

Précision du positionnement sur cible

 

 

10 points

Détection de la cible 1

 

 

10 points

Détection de la cible 2

 

 

10 points

Détection de la cible 3

 

 

 

Notation critères spécifiques Epreuve3 

phase un  (160 points)

50 points

Vol autonome réalisé

 

 

20

Qualité du suivi autonome et précis de la trajectoire prévue

Écart entre trajectoire réelle et de référence, précision, changement d’altitude , de vitesse

 

30

Vol réalisé sous trajectoire imposée 20 mn avant la mission

 

 

20

Qualité de stabilité, tenue aux perturbations

Tenue aux rafales, rattrapage des sorties de domaine de vol…

 

20

Décollage ou atterrissage autonome, Evaluation du système de lancement ou de récupération du microdrone

 

 

20

Restitution en temps réel de la trajectoire

 

 

 

phase deux  (200 points)

50 points

mission effectuée en autonome: cible détectée

 

 

50 points

Capacité d’évitement d'obstacles

 

 

30

Traitement de l’information visuelle

Encodage …

 

 

40

capacité à prendre en compte des changements de mission

 

 

30

Ergonomie de haut niveau de communication

reconnaissance vocale, etc…

 

 

 



[1] Pour l’épreuve 3, Lmax vaut 150 cm pour l'édition 2002 de Trophée et on a alors : Note = 2*max(0,Lmax-L)